Patrimoine

eglise
L’église Saint-Étienne de Bassillac mérite le détour pour son clocher-mur percé de deux baies ainsi que ses quatre chapelles latérales.

Un prieuré est fondé à Bassillac au XIIe siècle. Celui-ci n’existe plus, mais son église est toujours présente. Fortement remaniée au cours des siècles, elle est dédiée à Saint Étienne, premier martyre de la chrétienté. Comme son homonyme de Périgueux, l’église Saint-Étienne de Bassillac est à l’origine une église à fil de coupoles. Ce type d’architecture apparaît en Périgord au XIIe siècle.

L’église de Bassillac aurait compté trois coupoles qui ont aujourd’hui totalement disparues. En effet, les deux premières n’existent plus et la troisième est recouverte au XIXe siècle par l’actuel clocher, placé à la jonction de la nef et du chevet. Ce clocher-tour de plan carré est couvert d’une flèche d’ardoise. Il se substitue au clocher-mur d’origine, situé sur la façade ouest où se fait l’entrée des fidèles. Ce dernier s’élève sur trois niveaux comprenant le portail à trois voussures, la rosace surmontée d’une coquille et enfin le campanile percé de deux baies en plein cintre.

Les quatre chapelles latérales remontent quant à elles au XVIe siècle. Chacune est dédiée à un saint différent : Étienne, bien sûr, mais aussi Joseph, Jean-Baptiste et la Vierge. Enfin, la nef est coiffée d’un simple toit et voûtée d’ogives.

L’autel de l’église Saint-Étienne est composé d’une table de pierre ornée de panneaux de bois polychrome. Il est rehaussé d’un retable illustrant des étapes de la vie de saint Jean-Baptiste.

L’église Saint-Étienne comporte trois autels, mais le plus intéressant se situe dans le chœur. Provenant de l’église de Chantérac et datant du XVIIe siècle, il est acheté par l’abbé Gironella. Cet autel entièrement composé de bois polychrome est complètement vermoulu au début du XXe siècle, le curé de la paroisse remplace donc sa table par une structure en pierre. Tous les éléments sculptés sont alors reportés sur la nouvelle base. Il se compose donc d’un socle en pierre sur lequel sont apposés trois panneaux de bois polychrome représentant Zacharie, Marie, Élisabeth, et Joseph. Le panneau central date de 1997.

La partie la plus intéressante est son retable d’origine, visible en partie haute. Il représente des scènes de la vie de Saint Jean-Baptiste. Sur le panneau de gauche, on assiste à la Décollation : Salomé tenant dans un plateau la tête du saint. D’autre part, un centurion, le glaive encore levé, saisit de son autre main la chevelure du supplicié, tandis que le corps de ce dernier gît au sol. Le panneau de droite représente quant à lui le baptême du Christ par l’apôtre, dans les eaux du Jourdain. Enfin, au centre du retable, le Christ est figuré en berger, un agneau sur les épaules.

L’autel est fortement remanié au début du XXe siècle, le curé allant même jusqu’à en repeindre les divers éléments. Son retable présente cependant un grand intérêt pour l’histoire de l’art du XVIIe siècle.

Dans l’église Saint-Etienne de Bassillac est conservée une piéta, appelée aussi Vierge de Pitié.

Thème privilégié de la piété des hommes de la fin du Moyen Age, la Piéta ou Mater dolorosa , représente, dans l’iconographie chrétienne, la Vierge Marie, pleurant son enfant mort, qu’elle tient sur ses genoux. Cette scène suit la descente du corps de Jésus de la Croix, et précède sa mise au tombeau.

La Piéta de l’église Saint-Etienne est polychrome, avec pour couleur dominante le blanc. Le voile de la Vierge et le vêtement du Christ, sont très sobrement bordés de doré. La forme générale de la statue est triangulaire, évoquant ainsi la Trinité.

Cette statue très réaliste surplombe une sorte de petit monticule qui symbolise le mont Golgotha où le Christ est crucifié.

rognac

Le château de Rognac se situe au nord-est du bourg de Bassillac, en bordure et en rive gauche de l’Isle. Il date du XVIe et XVIIe siècles et a servi de base aux insurgés lors de la Fronde au milieu du XVIIe siècle.

L’ensemble constitué d’un château, du moulin et de communs se compose d’un corps de logis rectangulaire et d’une tour circulaire accolée à l’angle nord-est.

Une dérivation de l’Isle permet à l’eau de contourner le château, créant des douves. Reconstruit avec les pierres des murails du château à la fin du XVIIe siècle, le moulin castral, en situation insulaire, s’arrime à une longue digue maçonnée d’une cinquantaine de mètres d’implantation médiévale. Ce moulin est équipé d’un intéressant dispositif technique dont il conserve des vestiges malgré les débordements successifs de l’Isle. A la fin du XIXe siècle, il alignait cinq rouets pour cinq paires de meules et actionnait une meule à huile. Il est aujourd’hui en ruines.

Le château est construit en pierre de taille, de dimensions ramassées, couvert d’un grand toit à la Mansart et flanqué aux angles de petites échauguettes formant pigeonnier.

Le château et le moulin sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1945.

C’est une propriété privée transformée en gîtes à la belle saison.

goudeau

Au XVIIIe siècle, le Vicomte d’Abzac de la Douze fait construire sur les ruines de l’ancienne maison forte, un grand corps de logis à étage, à l’entrée de Bassillac sur une terrasse rocheuse. Trois générations suivront!

En 1865, Jean-Gabriel Courtey (1828/1926) fils de Pierre Aîné et de Olympes Merles, banquier, achète le domaine qu’il transforme en grand château, dés 1868. Il épouse Léonie rochon-Duvignaud et auront deux fils. Vers 1880, leur fil Raymond meurt accidentellement dans le domaine de Goudeau alors qu’il effectuait des fouilles archéologiques. En 1885, le domaine est vendu au comte et la comtesse de Béon. Vers 1920, c’est la famille Redy, pharmaciens de Périgueux qui achètent le Goudeau qu’ils restaurent progressivement.

En 1944, le domaine est occupé par des familles juives.

En 1954, le Goudeau est racheté par la famille Gosme, celle-ci vend une grande partie de la terre du domaine et de la métairie pour la création du lotissement du Goudeau et la construction d’une trentaine de pavillons.

En 1975, le château change de nouveau de propriétaire.

 

A la jonction de l’Isle et de l’Auvézère, le Pouyet est une imposante demeure reconstruite sur les ruines d’une maison forte à le pouyetla fin du XVIIe siècle. Réalisée dans un beau calcaire, apporté par char à boeufs des carrières de Chancelade, dans les derniers soubresauts de l’académisme, néo-classique.

Deux ailes à étage et toitures dressées encadrent un ample logis de huit travées couvert d’un toit brisé. Un corps central, simplement dessiné par un fronton cintré brisé côté vallée, forme avant corps sur la cour.

La première famille connue est Barthélemy Perrier, époux de Léonarde Peyte. Puis par donation à leur nièce Elisabeth Peyte, épouse de jacques Laronde; ce domaine restera ensuite dans la même famille. Vers 1880, Madeleine Laronde (née Daubrée), dame du Pouyet, fait entreprendre de grands travaux, construction d’une galerie tout le long de la façade de la chartreuse permettant de communiquer avec toutes les pièces, le grenier est rehaussé et transformé en pièces d’habitation qui s’ouvrent sur la vue par des lucarnes à frontons rectangulaires. Dans le même temps, Madeleine Laronde fait installer l’électricité et l’eau courante provenant d’une source en bas du coteau et qui approvisionne encore de nos jours la demeure. L’eau courante n’étant arrivée à Bassillac qu’en 1956.

A la même époque, un superbe jardin à la française a été créé dans la cour intérieure.

D’autres transformations ont été réalisées au château et sur le domaine:

– 1954: installation du chauffage central dans tout le rez de chaussée et en 1966 dans tout le premier étage,

– 1967: construction d’une piscine,

– vers 1970: réfection et modernisation de la cuisine,

– 1980: réalisation de nombreuses plantations d’arbres sur le domaine, réfection totale de la toiture de la chartreuse, restauration d’une partie des communs et création d’un logement pour les gardiens,

– 2002: rachat des terres jouxtant la propriété, qui avaient été vendues en 1953, une plantation importante est réalisée sur 4 hectares, portant le nom de Marie-France. Pour chaque naissance dans la famille, un arbre est planté sur le domaine

 

 

 

Photos de Bâtiments sur la commune datant de quelques années:

 

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